
Labor days
>>> Aesop Rock
Labor Day est déjà le 4ème album d'Aesop Rock, mais seulement le premier sur Def Jux Record. Toujours la même formule, Aesop au micro et Blockheads pour la production. Contrairement à "The Cold Vein" des Cannibal Ox, cet album n'est pas marqué de la patte (talentueuse) de El-P. Mais après ces quelques informations techniques pour situer l'album, parlons plutôt des chansons en elle-même.
C'est "Labor" qui ouvre cette "journée de labeur", le beat est très électrique mais c'est surtout le flow d'Aesop qui marque au début, il monte dans les aigus pour finir sa phase dans les graves. Cela donne une rythmique extrêmement bizarre, presque une sensation d'asphyxie
Mais rassurez vous car vient ensuite "Daylight" qui pourrait être considéré comme "le tube" de cet album. Les différents samples qui se greffent tour à tour au fil de la chanson en font une track presque dansante, après l'asphixie on respire à plein poumon et puis quel plaisir d'entendre : "Life's not a bitch. Life is a beautiful woman. You only call her a bitch because she won't let you get her pussy"
"No regrets" fait également partie de ces morceaux qui marquent l'album, d'une part à cause de l'instru qui est essentiellement basé sur un instrument à corde jouant la même note, et puis il y a les choeurs. D'autre part il y a aussi l'histoire que nous conte Aesop Rock, celle de Lucy qui s'en fout de ne pas réaliser ses rêves, puisqu'elle n'en a pas...
Le gros inconvénient des beats complexes et du flow très travaillé qu'utilise notre cher rappeur New-Yorkais c'est que ses morceaux peuvent paraître planants puis à l'écoute suivante chiants à mourir, trop durs à aborder, cela dépend surtout de l'humeur. Ce qui est surtout le cas avec "Battery" qui est bourré de samples orientaux super durs à décrire.
Un autre plaisir de cet album c'est "9-5ers anthem", un morceau super boosté (normal puisque ça parle d'une journée de travail). C'est très énergique et le flow d'Aesop s'accélère sans qu'il n'en perde jamais haleine.
Ce qui est peut-être le souci de l'auditeur, ne pas perdre haleine, cet album est très (trop ?) complexe et il est difficile d'en venir à bout mais quel plaisir lorsqu'on arrive à reprendre son souffle au bout moment et à en saisir toutes les subtilités ! En résumé cet album n'est pas à mettre entre toutes les mains mais à écouter au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour comprendre que le hip-hop américain ne se résume pas qu'à Dr Dre et ses prods minimalistes.
C'est "Labor" qui ouvre cette "journée de labeur", le beat est très électrique mais c'est surtout le flow d'Aesop qui marque au début, il monte dans les aigus pour finir sa phase dans les graves. Cela donne une rythmique extrêmement bizarre, presque une sensation d'asphyxie
Mais rassurez vous car vient ensuite "Daylight" qui pourrait être considéré comme "le tube" de cet album. Les différents samples qui se greffent tour à tour au fil de la chanson en font une track presque dansante, après l'asphixie on respire à plein poumon et puis quel plaisir d'entendre : "Life's not a bitch. Life is a beautiful woman. You only call her a bitch because she won't let you get her pussy"
"No regrets" fait également partie de ces morceaux qui marquent l'album, d'une part à cause de l'instru qui est essentiellement basé sur un instrument à corde jouant la même note, et puis il y a les choeurs. D'autre part il y a aussi l'histoire que nous conte Aesop Rock, celle de Lucy qui s'en fout de ne pas réaliser ses rêves, puisqu'elle n'en a pas...
Le gros inconvénient des beats complexes et du flow très travaillé qu'utilise notre cher rappeur New-Yorkais c'est que ses morceaux peuvent paraître planants puis à l'écoute suivante chiants à mourir, trop durs à aborder, cela dépend surtout de l'humeur. Ce qui est surtout le cas avec "Battery" qui est bourré de samples orientaux super durs à décrire.
Un autre plaisir de cet album c'est "9-5ers anthem", un morceau super boosté (normal puisque ça parle d'une journée de travail). C'est très énergique et le flow d'Aesop s'accélère sans qu'il n'en perde jamais haleine.
Ce qui est peut-être le souci de l'auditeur, ne pas perdre haleine, cet album est très (trop ?) complexe et il est difficile d'en venir à bout mais quel plaisir lorsqu'on arrive à reprendre son souffle au bout moment et à en saisir toutes les subtilités ! En résumé cet album n'est pas à mettre entre toutes les mains mais à écouter au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour comprendre que le hip-hop américain ne se résume pas qu'à Dr Dre et ses prods minimalistes.

Aesop Rock
LP / sorti en 2002
Chronique de XQlusif
note : 16/20
01 - Labor
02 - Daylight
03 - Save your self
04 - Flashflood
05 - No regrets
06 - One brick (feat Illogic)
07 - The tugboat complex (pt.3)
08 - Coma
09 - Battery
10 - Boombox
11 - Bent Life (feat. C-Rayz-Walz)
12 - The yes and the y'all
13 - 9-5ers anthem
14 - Shovel
02 - Daylight
03 - Save your self
04 - Flashflood
05 - No regrets
06 - One brick (feat Illogic)
07 - The tugboat complex (pt.3)
08 - Coma
09 - Battery
10 - Boombox
11 - Bent Life (feat. C-Rayz-Walz)
12 - The yes and the y'all
13 - 9-5ers anthem
14 - Shovel
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"Daylight"