
Dirty Pretty Things
>>> Stephen Frears
"Dirty Pretty Things" s'apparente à un simple thriller, une jolie histoire d'amour entre une immigrée turque et un clandestin nigérian (prestation très forte de Sergi Lopez), sur fond d'un horrible trafic d'organe. Mais si vous attendez un film gore, passez votre chemin, ici rien de plus ragoûtant qu'un simple épisode d'Urgences.
Et c'est sûrement là la force du réalisateur Stephen Frears, point besoin de faire étalage d'hémoglobine, la violence est psychologique. Gardez constamment à l'esprit que tout se déroule à Londres, et que Seanay, touchante clandestine impeccablement interprétée par Audrey Tautou, ou bien Okwe, l'immigré nigérian, vous les croisez tous les jours dans la rue. Pourtant leurs quotidiens se résument à accumuler des petits boulots, constamment pris à la gorge par un employeur ripoux qui vous rappelle que le service d'immigration n'est pas loin.
Sans oublier le passeport, on est prêt à tout pour l'obtenir, même donner un de ses reins, "c'est comme arracher une dent il paraît". Et on est pas au fin fond de l'Afrique, non on est à Londres, mais aussi bien à New York ou encore à Paris... C'est là que le film puise sa force, dans sa constante réalité. On est dans une fiction mais tirée d'une histoire vraie, un simple fait divers qui a fait l'objet d'un minuscule encart dans la presse écrite mais qui a attiré l'attention du réalisateur: un réceptionniste trouve un coeur humain dans les toilettes d'une chambre d'un grand hôtel.
Quand le générique défile et que les lumières se rallument, on commence à se poser des questions: les clandestins profitent du passeport, les organisateurs profitent du fric, les personnes aisées profitent d'un organe immédiatement sans liste d'attente, bref tout le monde en profite, mais à qui profite toute cette cruauté, toute cette cupidité au final ? Bref pourquoi ? Ou plutôt pour qui ? On remarque également que chacun est tyran tour à tour, excepté ceux qui se situent au bas de l'échelle, ceux qui trinquent, qui ont la naïveté de mettre leur avenir entre les mains d'escrocs cupides, les sans-papiers.
Au final c'est sûrement le sentiment de fatalité qui donne le plus la rage en sortant du film. Car même si on a (presque) le droit à une happy end, la réalité du problème reste présente.
Et c'est sûrement là la force du réalisateur Stephen Frears, point besoin de faire étalage d'hémoglobine, la violence est psychologique. Gardez constamment à l'esprit que tout se déroule à Londres, et que Seanay, touchante clandestine impeccablement interprétée par Audrey Tautou, ou bien Okwe, l'immigré nigérian, vous les croisez tous les jours dans la rue. Pourtant leurs quotidiens se résument à accumuler des petits boulots, constamment pris à la gorge par un employeur ripoux qui vous rappelle que le service d'immigration n'est pas loin.
Sans oublier le passeport, on est prêt à tout pour l'obtenir, même donner un de ses reins, "c'est comme arracher une dent il paraît". Et on est pas au fin fond de l'Afrique, non on est à Londres, mais aussi bien à New York ou encore à Paris... C'est là que le film puise sa force, dans sa constante réalité. On est dans une fiction mais tirée d'une histoire vraie, un simple fait divers qui a fait l'objet d'un minuscule encart dans la presse écrite mais qui a attiré l'attention du réalisateur: un réceptionniste trouve un coeur humain dans les toilettes d'une chambre d'un grand hôtel.
Quand le générique défile et que les lumières se rallument, on commence à se poser des questions: les clandestins profitent du passeport, les organisateurs profitent du fric, les personnes aisées profitent d'un organe immédiatement sans liste d'attente, bref tout le monde en profite, mais à qui profite toute cette cruauté, toute cette cupidité au final ? Bref pourquoi ? Ou plutôt pour qui ? On remarque également que chacun est tyran tour à tour, excepté ceux qui se situent au bas de l'échelle, ceux qui trinquent, qui ont la naïveté de mettre leur avenir entre les mains d'escrocs cupides, les sans-papiers.
Au final c'est sûrement le sentiment de fatalité qui donne le plus la rage en sortant du film. Car même si on a (presque) le droit à une happy end, la réalité du problème reste présente.

Stephen Frears
Film / sorti en 2003
Chronique de XQlusif
note : 15/20
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