
La pièce maîtresse
>>> Busta Flex
C'est parti. Parti pour 17 titres de bons sons, je l'espère. La première écoute, on sent des sons frais, qui vous feront bouger la tête, on est pas là pour les larmes, certes ils ne sont pas tous toujours novateurs. Ca peut être un moins, mais là Busta les exploite avec sa manière, celle qui l'a fait connaître. Donc on oublie. Un peu moins d'agressivité, on le sent présent pour une « bonne vibe », on pourra qualifier de léger. Mais non, Busta fait ce qu'il aime, et l'essentiel est qui le fasse bien. Allez, entrons dans les détails.
Bon l'intro, ultra basique, on la prend comme échauffement, c'est le hall du bâtiment, avant de rentrer dans le duplex de 120m².
On attaque le premier vrai titre. « Hip Hop », thème classique, surtout pour Busta. On le sent à l'aise, la prod est assez banale, mais bonne. Un bon titre, qui fera je pense le bonheur des radios. On retiendra le titre « Sauvage », à l'ancienne, un beat rapide, une track pour se défouler, place à l'égotrip bon délire, pour ceux qui veulent jumper !
Dans l'ensemble, on sent un album homogène, une track comme « Flex Fonk » est du Busta comme on aime, purement et simplement, on se retrouve 8 ans en arrière. Les thématiques ne sont pas forcement les plus innovantes (shit, rap, meuf, soirées...), on a droit au petit morceau love (« Mon éternelle »), puis juste après un « J'aime bien ton boule », très tripant, bourré d'humour (« sauf que j'aime bien ton boule, mais j'aime pas ta gueule ! »).
J'apprécie beaucoup aussi « J'me fais rare », Busta ayant toujours défendu ce côté solo, pas toujours accompagné de 15 000 potes. La prod est bonne, speed et le débit de rimes colle parfaitement.
On entend beaucoup de critiques acides envers la nouvelles scène HH enfin celle qui est mise en avant (« Rowsfav »). Mais le trentenaire (putain déjà...) peut se permettre de parler, son flow est excellent, il n'a rien perdu, bien au contraire. Le rappeur à passé un cap, dans la musique, dans la vie, et balance ça dans la gueule des membres du « rap game », l'expérience parle. Parfois il en rajoute, c'est le côté égotrip qui prend le dessus... C'est pour ça qu'on l'aime.
Il complète son opus par quelques influences Ragga/Reggae, bien placées, ce qui reflète bien le côté soirées bounce qui lui est cher.
Sur le morceau « Les traîtres », Sulee B signe une instru de haute facture, ce qui lance le MC dans un jeu de flow et de mots, un très bon titre. On regrettera un refrain pas toujours au top. Mais bon là je titille.
J'en place une spécial pour la track 13, « N'appelle pas la police ». Enfin un titre « conscient » (j'adore ce terme, trop marrant) qui n'est pas casse-couille. Le refrain est trop bon, on est plus dans l'ambiance grand frère, et pas de morale qui donne envie de zapper. L'instru donne cet aspect léger. Pas de violons, ni de piano et de larmoiements, du bon quoi !
Bref, l'ensemble est plus que positif, un bon album. Basique diront certains, peut-être mais moi ça me rend un peu nostalgique, l'époque sans prise de tête, au feeling. Busta fait du Busta, et rien d'autre. Et c'est tant mieux car il le fait bien.
Bon l'intro, ultra basique, on la prend comme échauffement, c'est le hall du bâtiment, avant de rentrer dans le duplex de 120m².
On attaque le premier vrai titre. « Hip Hop », thème classique, surtout pour Busta. On le sent à l'aise, la prod est assez banale, mais bonne. Un bon titre, qui fera je pense le bonheur des radios. On retiendra le titre « Sauvage », à l'ancienne, un beat rapide, une track pour se défouler, place à l'égotrip bon délire, pour ceux qui veulent jumper !
Dans l'ensemble, on sent un album homogène, une track comme « Flex Fonk » est du Busta comme on aime, purement et simplement, on se retrouve 8 ans en arrière. Les thématiques ne sont pas forcement les plus innovantes (shit, rap, meuf, soirées...), on a droit au petit morceau love (« Mon éternelle »), puis juste après un « J'aime bien ton boule », très tripant, bourré d'humour (« sauf que j'aime bien ton boule, mais j'aime pas ta gueule ! »).
J'apprécie beaucoup aussi « J'me fais rare », Busta ayant toujours défendu ce côté solo, pas toujours accompagné de 15 000 potes. La prod est bonne, speed et le débit de rimes colle parfaitement.
On entend beaucoup de critiques acides envers la nouvelles scène HH enfin celle qui est mise en avant (« Rowsfav »). Mais le trentenaire (putain déjà...) peut se permettre de parler, son flow est excellent, il n'a rien perdu, bien au contraire. Le rappeur à passé un cap, dans la musique, dans la vie, et balance ça dans la gueule des membres du « rap game », l'expérience parle. Parfois il en rajoute, c'est le côté égotrip qui prend le dessus... C'est pour ça qu'on l'aime.
Il complète son opus par quelques influences Ragga/Reggae, bien placées, ce qui reflète bien le côté soirées bounce qui lui est cher.
Sur le morceau « Les traîtres », Sulee B signe une instru de haute facture, ce qui lance le MC dans un jeu de flow et de mots, un très bon titre. On regrettera un refrain pas toujours au top. Mais bon là je titille.
J'en place une spécial pour la track 13, « N'appelle pas la police ». Enfin un titre « conscient » (j'adore ce terme, trop marrant) qui n'est pas casse-couille. Le refrain est trop bon, on est plus dans l'ambiance grand frère, et pas de morale qui donne envie de zapper. L'instru donne cet aspect léger. Pas de violons, ni de piano et de larmoiements, du bon quoi !
Bref, l'ensemble est plus que positif, un bon album. Basique diront certains, peut-être mais moi ça me rend un peu nostalgique, l'époque sans prise de tête, au feeling. Busta fait du Busta, et rien d'autre. Et c'est tant mieux car il le fait bien.

Busta Flex
LP / sorti en 2006
Chronique de Taiji
note : 16.5 /20
01 - Intro
02 - Hip-hop (Featuring Nayobé)
03 - Sauvage
04 - Quoi De Neuf ?
05 - Flex Fonk
06 - Missile Flow (Featuring Djam-C)
07 - J'me Fais Rare
08 - Interlude Jimi Hilife
09 - Rowsfav (Bang Bang)
10 - Mon Eternelle (Featuring Trade Union)
11 - J'aime Bien Ton Boule
12 - Les Traîtres
13 - N'appelle Pas La Police
14 - Non Stop
15 - Interlude James
16 - Puff Puff Pass
17 - Outro
02 - Hip-hop (Featuring Nayobé)
03 - Sauvage
04 - Quoi De Neuf ?
05 - Flex Fonk
06 - Missile Flow (Featuring Djam-C)
07 - J'me Fais Rare
08 - Interlude Jimi Hilife
09 - Rowsfav (Bang Bang)
10 - Mon Eternelle (Featuring Trade Union)
11 - J'aime Bien Ton Boule
12 - Les Traîtres
13 - N'appelle Pas La Police
14 - Non Stop
15 - Interlude James
16 - Puff Puff Pass
17 - Outro
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Podcasts :
Rapapodcast #09 de Achim Shark
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